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Jeudi, 16 Octobre, 2014 - 15:00

Beaucoup d’économistes s’inquiètent de l’affaiblissement de l’investissement depuis la crise de 2008, dans les pays de l’OCDE. Il s’agit aussi bien de l’investissement des entreprises que de l’investissement public. On peut d’abord s’interroger sur les causes de l’affaiblissement de l’investissement : selon les pays, faiblesse de la rentabilité du capital, pessimisme des entreprises, taux d’intérêt encore trop élevés, faiblesse de la demande anticipée ; peut-être aussi, ce qui était dans un sens favorable, amélioration de l’efficacité du capital après une longue période de temps durant laquelle la productivité du capital a reculé.On peut ensuite regarder l’évolution des gains de productivité du travail et de la croissance de la Productivité Globale des Facteurs. La productivité ralentit depuis les années 1980 et encore plus depuis le début des années 2000, bien avant que l’investissement ne décline. Au contraire, l’affaiblissement de la productivité a lieu alors que l’intensité capitalistique augmente. On doit donc l’attribuer à d’autres facteurs : insuffisante compétence de la population active ; inefficacité croissante de la R&D ; insuffisante sophistication du capital. L’affaiblissement des gains de productivité conduit à une croissance potentielle très faible, surtout en Europe, d’où de grandes difficultés dans le futur (équilibre des systèmes de protection sociale, financement des retraites…).

Photo : Patrick Artus au Printemps de l'économie le 7 avril 2014. Copyright : Claude Smulewicz.